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LE RELAIS- automne 2020 -

Bulletin d’information de la Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ)



LE PERSONNEL DE SOUTIEN SCOLAIRE,
ESSENTIEL EN ÉDUCATION !


Vous l’avez reconnu, le titre de ce billet est le slogan même de la Journée nationale du personnel de soutien scolaire tenue le 24 septembre dernier.


« Le personnel de soutien scolaire,essentiel en éducation ! ». Rien de plus vrai selon moi. Et même si à la FPSS-CSQ, nous le savons depuis longtemps,
les derniers mois le prouvent à tous.


Depuis plus d’une demi-année, nous sommes au front. Nous avons tenu à bout de bras les services de garde d’urgence au printemps dernier. Nous nous assurons
que les lieux sont désinfectés, nettoyés et sécuritaires pour l’ensemble du personnel, des élèves, des étudiants et des parents. Nous traduisons en action les annonces
gouvernementales. Nous n’hésitons pas à donner un coup de main à un collègue, peu importe sa classe d’emploi, afin d’assurer la santé de tous. Nous sommes altruistes,
nous sommes empathiques, nous sommes dévoués et nous sommes vaillants. Que serait le milieu de l’éducation sans nous ? En tout cas, pas celui que les Québécoises et Québécois connaissent.


À mon avis, cependant, notre valeur doit être reconnue. Il en est grand temps.


Actuellement, 70 % des employés du personnel de soutien scolaire vivent dans la précarité. C’est complètement inacceptable, surtout dans le contexte de pénurie de maind’oeuvre
que nous connaissons actuellement. Le gouvernement doit augmenter le nombre d’emplois réguliers à temps plein. C’est urgent.


Tout comme il doit augmenter nos salaires. Malgré les primes d’horaire brisé ou des ouvriers spécialisés, l’écart entre les salaires des employés du secteur de l’éducation et ceux du secteur privé ou des autres paliers
gouvernementaux reste énorme.


Et que dire de la violence subie en milieu de travail. Rappelons que le Sondage sur la violence auprès du personnel de soutien scolaire FPSS-CSQ, évoque qu’en 2017-2018, pas moins de 71 % des membres interrogés ont
subi de la violence au travail. Malheureusement, les élèves seraient la source principale de cette brutalité. Malgré qu’on en parle depuis près de deux ans, le gouvernement de François Legault n’a toujours pas posé d’actions
concrètes pour régler le problème.


Voilà quelques exemples pour démontrer à quel point il est temps que le gouvernement prenne soin de ses employés du soutien scolaire. Et les négociations actuelles sont l’occasion parfaite pour le faire. Il faut que ça change, maintenant !


Éric Pronovost
Président



UNE RECONNAISSANCE AMPLEMENT MÉRITÉE POUR LE SOUTIEN SCOLAIRE


La pandémie est malheureusement encore loin d’être terminée, mais il y a déjà un constat important qui ressort : le personnel de soutien scolaire peut être fier du travail immense qu’il a accompli au cours des derniers mois malgré la grave crise sanitaire que nous avons
dû traverser tous ensemble.


Dès l’éclosion de la pandémie, les travailleuses et les travailleurs du soutien scolaire ont démontré jour après jour qu’ils sont essentiels à la bonne marche de l’école québécoise. Pensons seulement aux services de garde d’urgence qu’ils ont assurés dès les premiers jours de
la crise sanitaire. Et qu’en est-il de cette rentrée scolaire en temps de pandémie ? Tous reconnaissent qu’elle n’aurait pas pu avoir lieu sans les multiples interventions du personnel de soutien scolaire, qui assure aux élèves comme au personnel d’avoir accès à des établissements
propres et sécuritaires.


Un personnel indispensable


Cette crise sanitaire a amené en pleine lumière ce travail combien précieux effectué trop souvent dans l’ombre par le personnel de soutien scolaire. Nous l’avons vu clairement au cours des derniers mois : l’école québécoise ne peut tout simplement pas se passer de ces travailleuses
et de ces travailleurs qui interviennent partout, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école.


Nos écoles ont besoin de l’expertise, des compétences et des nombreux talents déployés quotidiennement par les travailleuses et les travailleursdu soutien scolaire.


Des hommes et des femmes de grande valeur


Aujourd’hui, je tiens donc à saluer chacune et chacun d’entre vous, membres de la Fédération du personnel de soutien scolaire. Je veux vous remercier, au nom de tous les membres de la CSQ, particulièrement vos consoeurs et confrères du secteur de l’éducation, d’avoir continué
à soutenir, sans relâche et parfois au risque même de votre propre santé, notre réseau public d’éducation.


Il est dans les habitudes, lorsqu’une société fait face à une grande épreuve, de parler d’un avant et d’un après, une façon de dire que des changements profonds devront suivre ces événements. Pour ma part, j’espère sincèrement que les lendemains qui suivront cette pandémie seront différents pour le personnel
de soutien scolaire. Puissiez-vous bénéficier enfin de toute la pleine reconnaissance qui vous est due. Vous l’avez grandement méritée, croyez-moi !


La CSQ est fière de compter dans ses rangs des femmes et des hommes de si grande valeur.


Sonia Ethier
Présidente de la Centrale des syndicats
du Québec (CSQ)


DES NÉGOCIATIONS QUI SUIVENT LE RYTHME DE LA PANDÉMIE


Comme il s’en est passé des choses en quelques mois ! Autant que l’ensemble des citoyens, les négociateurs à l’échelle nationale ont dû apprendre à vivre (et surtout négocier) dans un contexte de pandémie qui sévit toujours, d’ailleurs.


Il va sans dire que cette réalité a eu un impact important sur le déroulement des négociations nationales. Les travaux aux différentes tables de négociation FPSS (CSQ) ont été suspendus en mars et en avril derniers à cause du confinement. Ils ont ensuite repris dans un contexte où le gouvernement faisait pression
pour obtenir un règlement rapide, voire même précipité.


Vos représentants syndicaux n’ont pas cédé au chantage gouvernemental et ont persisté à défendre le principe principal de cette négociation : elle doit se faire dans le respect des préoccupations et des attentes des membres.


Nous avons, depuis, repris les négociations dans une dynamique soutenue, à raison d’au moins deux séances par semaine. Nous avons commencé à transiger sur les zones de rapprochement tout en identifiant plusieurssujets sur lesquels les parties se retrouvent en « collision frontale ».


Les semaines à venir seront assurément chargées. Il reste beaucoup à faire pour s’entendre avec les représentants du gouvernement qui, actuellement, ne travaillent qu’avec peu de mandats.


Chose certaine, nous vous tiendronsinformés de la suite des choses via le Facebook de la FPSS-CSQ et son site Internet.


Pierre Provençal
Vice-président aux relations du travail
et à la vie professionnelle



PARLONS RELATIONS DU TRAVAIL


Notre collaborateur préféré effectue aujourd’hui un retour au Relais pour parler de relations du travail.


Pierre-Luc Thibault, avocat à la Fédération du personnel de soutien scolaire, abordera d’un point de vue légal différentes situations pouvant être vécues par les membres.


Mais d’abord, laissons-le expliquer le travail d’une conseillère ou d’un conseiller juridique à la FPSS-CSQ.


Des dossiers variés


Depuis maintenant près de huit ans, je travaille comme conseiller à la FPSS-CSQ. La majorité des dossiers que les cinq conseillères ou conseillers juridiques et moi traitons concernent les questions d’application de la convention collective et de santé et de sécurité du travail. Pensons par exemple au harcèlement, aux congédiements,
à l’assurancesalaire, aux troubles de santé mentale, aux blessures physiques ou aux accidents du travail.


Le rôle des conseillers juridiques
de la FPSS-CSQ


Par la Fédération, les membres qui enont besoin ont accès à une procureure ou un procureur, tout à fait gratuitement. En tant que conseillère ou conseiller, notre fonction principale est donc d’accompagner les membres dès la judiciarisation de leur dossier, c’est-à-dire lorsque l’on prévoit qu’une audition devra avoir lieu pour régler leur dossier.


On pourrait pratiquement dire que nous offrons aux membres un service clés en main puisque nous nous occupons de toutes les étapes et accompagnons ces personnes tout au long des démarches. Cet accompagnement comprend notamment la préparation de l’audition, l’audition en tant que telle ainsi que la négociation d’un règlement hors cour
lorsqu’il est opportun de le faire.


Les dossiers s’échelonnent souvent sur plusieurs mois voire quelques années. Il est donc important de créer une relation de confiance avec la personne représentée, d’autant plus que ces démarches peuvent soulever chez elle plusieurs émotions tout au cours du processus. Nous sommes donc le roc sur lequel elle peut s’appuyer.


Cependant, malgré notre accompagnement serré, la ou le membre a tout de même beaucoup à faire. Par exemple, comme il peut s’écouler un certain temps avant que le dossier ne se règle, il est important pour eux de trouver une façon de se souvenir des évènements litigieux et des détails importants. La meilleure méthode qu’ils peuvent employer pour se
préparer est de mettre par écrit ce qui s’est passé et de garder tous les documents pertinents qui appuient nos prétentions.


Quoi qu’il en soit, en cas de doute sur des questions concernant la convention collective ou la santé et la sécurité du travail, il est préférable de consulter son syndicat local préalablement à toute autre démarche. Il sera en mesure de guider les membres au bonendroit, que ce soit vers le service juridique de la Fédération ou ailleurs.


Pierre-Luc Thibault
Avocat



SE MOBILISER ? OUI, MAIS POURQUOI ?


Avoir l’opinion publique derrière soi, quand on se présente en négociation devant un gouvernement qui dirige en fonction d’une réélection, ça pèse lourd. C’est pour ça qu’il est important de se mobiliser.


De toutes les négociations précédentes, la mobilisation du personnel de soutien scolaire a toujours joué un grand rôle dans le succès de celles-ci. Mais peu importe la réussite d’une action de mobilisation, si personne ne sait qu’elle a eu lieu, elle n’aura servi à rien.


Le but d’une action de mobilisation est de se faire voir et de se faire entendre par le public ciblé, afin de lui faire passer un message.


C’est là où les médias jouent un rôle primordial.


Les journalistes servent de courroie de transmission. Ils nous permettent de nous adresser à la population générale et de lui expliquer notre réalité terrain pour qu’elle comprenne nos requêtes et nous soutienne dans nos démarches. Mais également, pour que le gouvernement comprenne, par la pression populaire, qu’il se doit de faire son bout de chemin pour
venir à la rencontre de nos demandes.


Une roue qui tourne assez bien, si elle est huilée !


Et c’est ici que vous entrez en jeu.


Au cours des prochains mois, nous vous solliciterons assurément pour prendre part à des activités de mobilisation, dans le respect des consignes de la santé publique, il va sans dire. J’espère qu’en sachant maintenant à quel point votre mobilisation est importante, vous serez tentés d’embarquer avec nous ! Pour qu’ensemble, nous fassions reconnaître
l’importance du travail qu’effectue quotidiennement le personnel de soutien scolaire.


Mathieu Couture
Vice-président aux communications,
au secrétariat et à la trésorerie



JARDINIER : UN MÉTIER DE PASSION


Saviez-vous que, parmi ses 30 000 membres, la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) compte 14 jardinières et jardiniers ? Mais quelle est la tâche d’un jardinier au sein d’un établissement scolaire ? Louis-Philippe Huot1 nous en parle.


Depuis maintenant 7 ans, Louis-Philippe Huot est jardinier au centre de formation professionnelle Fierbourg. Lui-même ancien élève de cet établissement, Louis-Philippe est horticulteur de formation. Il possède une ferme à Château-Richer, en plus d’être responsable des serres du programme de production horticole.


La journée d’un jardinier en milieu scolaire n’est pas typique, puisque la priorité est accordée aux plantes. On parle ici de quelques milliers de plantes à entretenir quotidiennement, peu importe la saison. De plus, Louis-Philippe est responsable de tout ce qui est en lien avec les serres et l’approvisionnement en matériel afin que les élèves puissent mettre en pratique
leurs acquis.


L’alimentation des plantes doit donc être faite rigoureusement. Dès le début de la journée, l’arrosage fait partiedes tâches essentielles du jardinier, principalement lors de journées chaudes. L’engrais doit être prémélangé pour les étudiantes et étudiants et tous les systèmes doivent être opérationnels et entretenus régulièrement, que ce soit les systèmes d’eau ou les sondes d’humidité.


Le rapport avec les étudiantes et étudiants est lui aussi très important. Le jardinier devient en quelque sorte leur bras droit, le temps de la formation. En plus de les épauler et de leur permettre d’approfondir leurs apprentissages, Louis-Philippe a l’occasion de travailler avec eux sur des projets spéciaux tels que l’implantation de potagers par exemple. Des occasions en or pour développer
une complicité particulière avec les futurs horticulteurs et horticultrices !


Louis-Philippe Huot est membre du Syndicat
du personnel de soutien de la Commission scolaire
des Premières-Seigneuries (CSQ).

Comment se rendre à nos bureaux ?

Obtenir les directions

Coordonnées

SYNDICAT DU PERSONNEL DE SOUTIEN DE LA COMMISSION SCOLAIRE DES PREMIÈRES-SEIGNEURIES (fpss-csq)

905, rue de Nemours, bureau 214
Québec (Québec) G1H 6Z5
Téléphone : 418 622-0099
Télécopieur : (418) 622-1006
Courriel : csdps@syndicatsoutien.com


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